A vue du château, à un peu plus d’un kilomètre du château, au lieu-dit
« l’Ormetrou », 12 hectares de vignes biologiques ont été
progressivement plantés depuis juin 2015...
© Domaine national de Chambord – Leonard de Serres |
A la mort de François Ier en 1547, on sait que les métairies de Chambord possédaient toutes leur clos. Entre 1518 et 1519, François Ier avait fait venir en Val de Loire, depuis Beaune en Bourgogne, 80 000 pieds d’un cépage qui prit ensuite le nom de Romorantin et qui subsiste uniquement en appellation Cour-Cheverny.
Il est attesté qu’au
XVIIIème siècle, le château possédait une vigne d’au moins six hectares,
qui devait s’étendre jusqu’à 36 hectares mais qui disparut le siècle suivant à
cause du phylloxera, comme ce fut le cas pour de très grandes autres surfaces
de vignes en France.
En 2015, dans sa mission de
conservatoire du patrimoine et dans un esprit d’éco-responsabilité, le Domaine
national de Chambord a pris la décision de replanter des cépages anciens. Parmi
ces cépages oubliés figurent quatre hectares de Romorantin issus de
plants pré-phylloxériques, de l’Arbois ou menu Pinot, ainsi que du Pinot noir
et du Gamay pour faire du Cheverny en assemblage, et enfin du Sauvignon. Pour ce faire, Chambord a choisi
comme partenaire Henry Marionnet, spécialiste des cépages anciens et du vin
naturel, implanté en Sologne viticole depuis plusieurs générations.
Les premières bouteilles seront
vendues en mars 2019 et formeront donc la cuvée des 500 ans de Chambord. Les
vendanges débuteront le lundi 10 septembre prochain pour une douzaine de jours
environ. Les vignes de Chambord font
partie d’un circuit de promenade librement accessible depuis juin 2017.
Informations : www.chambord.org
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